Sur la piste des pyromanes grâce à l'analyse chimique
Incendie volontaire : analyse médico-légale des accélérateurs d'incendie

Une tribune libre de Guido Deußing 18 min Temps de lecture

Que l'incendie ait été provoqué dans le but d'endommager quelque chose ou de dissimuler un délit n'a, dans un premier temps, aucune importance pour la détermination de la cause de l'incendie. Les questions prioritaires sont de savoir où et comment le feu s'est déclaré. Si des résidus d'essence sont retrouvés sur les lieux de l'incendie, on peut soupçonner un incendie volontaire. L'essence, qui s'enflamme facilement, est souvent utilisée comme accélérateur de combustion. L'analyse chimique instrumentale joue un rôle central dans la détermination de la cause de l'incendie.

Fig. 1 : Les substances hautement inflammables permettent de déclencher des incendies dévastateurs à la moindre étincelle. (Illustration symbolique)(Image : cstirit - stock.adobe.com)
Fig. 1 : Les substances hautement inflammables permettent de déclencher des incendies dévastateurs à la moindre étincelle. (Illustration symbolique)
(Image : cstirit - stock.adobe.com)

En 2022, les pompiers allemands sont intervenus à 229 497 reprises pour lutter contre des incendies et les conséquences d'explosions, soit environ 629 interventions par jour. Les incendies et la fumée ont causé la mort de 373 personnes, dont 289 dans des logements privés [1]. Aucune enquête ne permet de déterminer combien de personnes ont été sauvées par les 1,4 million de pompiers, pour la plupart bénévoles, que compte le pays. Cependant, les statistiques révèlent une évolution positive : il y a encore 20 ans, le nombre de victimes d’incendie était deux fois plus élevé qu’aujourd’hui [2].